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Hampi 4 – Hampi Bazaar et le temple de Virupaksha

En 1999, l’Unesco a classé Hampi parmi les sites du patrimoine mondial en danger, pour cause d’urbanisation anarchique autour des temples, surtout dans le quartier du vieux bazar, près du temple de Virupaksha. En 2011, puis en 2017, des logements, des boutiques et des hôtels ont été rasés en quelques heures et il ne reste plus, au nord du temple, qu’une enclave de guesthouses et de restaurants.

C’est là que nous avons logé pendant cinq jours, dans un hôtel tenu par une femme veuve et ses fils, un endroit extrêmement accueillant, plein de joie et de bonne humeur, où nous nous sommes senties chez nous.

Notre hôtel dans ce qui reste de Hampi Baazar.
La terrasse où est servi le petit-déjeuner
Dîner sur le roof top, un peu de fraîcheur

quand le soleil se couche
Déambulation dans Hampi Baazar.
Devant la porte, le sol est badigeonné de bouse de vache délayée dans l’eau, pour assainir… (En répondre à la question de Sylvie (P).)

Le temple de Virupaksha

Le temple de Virupaksha, situé au centre de Hampi Baazar, est l’un des plus vieux édifices de la ville et le seul temple encore en activité.

Temple principal de Vijayanagar et temple dynastique où les rois plaçaient leur pouvoir sous la protection de Virukpasha, un avatar de Shiva. Ce lieu de culte fait toujours aujourd’hui l’objet d’un pèlerinage.

Le principal gopura haut de cinquante mètres fût construit en 1442

Le gopuam principal dans la lumière du matin.
Dans l’après-midi, les singes s’installent sur le mur d’enceinte
À l’entrée du temple, certains se font des selfies, d’autres regardent le temps passer…

Dans la première cour on découvre un bassin étonnant et une salle aux cent piliers qui nous offre de belles sculptures.

Figure inédite…
Peut-être une parturiente
Place aux animaux
Lakshmi, l’éléphante sacrée du temple et son cornacs partent pour la promenade du soir.

Hampi 3 – L’enclave royale

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Dans la ville royale, the royal enclosure (l’enclave royale) constitue un vaste site dont les éléments sont très espacés les uns des autres. Nous avons visité et admiré tour à tour le Bain de la reine, le Lotus Mahal, le Nahanavami Dibba, les Étables des éléphants et le mur d’enceinte qui délimite le tout.

Le Bain de la reine

Il ce grand édifice fût une sorte de piscine privée réservée à la reine et à sa suite. De l’extérieur, le bâtiment de style est assez sobre témoigne de l’influence de l’architecture musulmane.

Le Bain de la Reine

mais passée l’entrée, on découvre un charmant décor architectural de balcons et d’encorbellements. Au centre le bassin, jadis en eau.

Cet endroit délicieux ouvre sur les environs par des baies délicatement ouvragées.

Le Mahal lotus

C’est un pavillon raffiné, encore debout et l’un des édifices les plus gracieux du site. Il aurait servi aux divertissements de la reine. Élevé sur une plateforme, il offre les perspectives toujours variées de ses arcs polylobés du rez-de-chaussée, appuyés sur 24 piliers massifs. Ici aussi on parle de style indo-musulman.

Le Nahanavami Dibba

Le Nahanavami Dibba est une plateforme à trois niveaux, de douze mètres de hauteur, ornée de sculptures élaborées,

qui offre une vue panoramique sur les temples en ruines et les bassins en escalier. Elle servait autrefois de tribune royale lors des festivités et des processions religieuses.

Un magnifique bassin dégagé patiemment par les archéologues.

Le mur de clôture et les tours de guet isolées protégeaient le quartier des femmes du harem royal.

Le travail de la pierre est très précis.

Les Étables des Éléphants

Ce vaste édifice, véritable monument dédié aux éléphants (animaux particulièrement précieux pour les souverains de cette époque), a des allures de palais. De part et d’autres d’un pavillon central, se répartissent dix stalles ouvrant par un bel arc sur une esplanade. Chacune est coiffée d’une coupole de forme différente. Les éléphants étaient attachés à des chaînes fixées au plafond.

Sur les côtés de chaque stalle, une ouverture étroite permettait aux éléphants de se voir et peut-être de se parler…

J’explique en français (qu’elle ne comprend pas) à cette petite fille qu’il n’est pas bon pour elle de demander de l’argent à des gens qu’elle ne connaît pas.

Didou, plus pragmatique est allé lui acheté une noix de coco.

Hampi 2 – La rive de la Tungabadhra

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Nous sommes partis au lever du soleil, à la découverte de la plus jolie promenade matinale qu’on puisse imaginer, le long des berges de la Tungabhadra.

Un chemin dallé en surplomb de la rivière se fraie un passage entre de formidables éboulis de rochers.

A un détour du sentier, un passage particulièrement étroit sert d’ermitage à des sadhu qui veillent sur une figure de Shiva, sculptée dans la masse rocheuse.

Au loin on distingue les ruines des temples et des constructions de la ville ancienne qui s’étendait encore loin sur l’autre rive.

Le long de la rive constituée d’une plateforme rocheuse où sont creusés des lingams, des embarcations traditionnelles sont encore utilisées par les pêcheurs. Ce sont des barques circulaires en osier déjà décrites par des voyageurs européens au XVIe siècle.

Un lingam creusé dans le rocher.
Le pêcheur relève ses filets.

Au retour, nous croisons une famille de singes.

Hampi 1 – Le temple de Vitthala

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Notre dernière étape dans le Kerala a été Cochin que nous avons quitté le 11 février pour nous rendre à Panaji dans l’État de Goa. De là, nous sommes allés à Gokarna qui se trouve, comme Hampi dans le Karnataka.

Le Karnataka nous dit le guide, l’ancien royaume de Mysore, est un État prospère qui a toujours vécu tourné vers l’intérieur, les escarpements des ghats occidentaux lui barrant le large, et ses rivages splendides ne connaissent aucune activité touristique. Les grands sites qui font sa célébrité sont à distance respectable les uns des autres, au bout de routes secondaires qui ne laissent pas espérer de grandes moyennes horaires.

Avant de rejoindre Bombay, ce sont ces sites que nous sommes venus visiter. 

Hampi d’abord où nous sommes arrivés en bus de nuit, dans des couchettes sommaires, sans comparaison avec les confortables « bus cama » dans lesquels on voyage si bien en Amérique du sud.

Les nombreuses et magnifiques ruines d’Hampi parsèment un paysage demi-désertique dominé par des amas de rochers et de gigantesques blocs de pierre.

Sous le nom de Hampi, se dissimule le site de Vijayanagar, capitale du dernier grand empire qu’ait connu l’Inde médiévale. Ses souverains se rendirent maîtres d’une grande partie de l’Inde du sud, entretenant des relations diplomatiques avec les grandes puissances du temps, de la Chine à la Perse, drainant vers les bazars de leur capitale, toutes les richesses du monde. Vijayanagar c’est l’Inde en version grandiose, avec ses immenses temples destinés à la célébration de la gloire des rois, plus qu’à la méditation, ses larges avenue bordées d’échoppes, ses immenses palais et places publiques.

Ce royaume apparu au début du quatorzième siècle, connût un âge d’or qui cessa brutalement en 1565, quand une armée venue du Sultanat du Deccan déferla sur sur la cité qui fût pillée et détruite et qui ne s’en releva pas.

Patiemment dégagés et entretenus par des équipes d’archéologues qui se succèdent sur le site, ces vestiges imposants se dressent dans un décor sublime au milieu d’un invraisemblable chaos de pierre.

Il faudrait des mois pour visiter Hampi qui compte 3 700 monuments répartis sur 36 kilomètres carrés. Ses ruines se divisent en deux secteurs, la ville sacrée et la ville royale.

Dans la ville sacrée, le temple de Vitthala, joyau incontesté du lieu, porte à son apogée la grandeur de l’art de Vijayanagar. Pour le visiter, nous nous sommes levés tôt, il faut profiter de la fraîcheur matinale.

L’un des trois gopura dominant le mur d’enceinte.

Face au temple, le pavillon de Garuda, monture de Vishnu est un ratha (char) de pierre tiré par des éléphants.

Le temple principal, dédié à Vishnu, occupe le centre de l’espace intérieur, tandis qu’aut s’élèvent plusieurs édifices.


Un frangipanier
Ces sculptures en bas-relief ne cessent de m’enchanter.
La décoration est à tous les niveaux, jusqu’au sol.
On imagine la beauté de ce bassin quand il était en eau…

Au retour, il fait déjà très chaud, aux alentours de 38°. Alice n’a pas son pareil pour nouer le chesh!

Chesh et fleur de tiaré.

Certains prennent la navette…

Et d’autres vont à pied, mais avec une autre allure !


Gokarna

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Nous aurions pu rester à Goa pour profiter encore quelques jours de la plage mais nous avons préféré aller à la rencontre de Gokarna, dont les guides disent qu’elle attire les amateurs de vacances paisibles contrairement aux plages de Goa, célèbres pour leur animation et leurs fêtes nocturnes.

Om Beach serait une des plus belles plages du Karnataka.

Un coucher de soleil sur la mer…
Un lever de soleil à l’ouest …

Gokarna est une ville sainte, beaucoup de pèlerins y viennent vénérer leurs dieux, les principaux temples sont ceux de Mahabaleshwara et Mahaganapati.

Le temple de Mahabaleshwara
Une autre entrée du temple où des hommes font leurs ablutions.
Le temple hindou de Mahaganapati
Une femme vient d’acheter des bananes pour la vache qui les consomme sans se faire prier.

À proximité des temples, les chars cérémoniels stationnent dans la rue.

En allant vers la plage qui n’est qu’à une centaine de mètres…

Un intérieur
Des cheveux très très longs
Posture parfaite dirait Domi…

Une petite fille dans les bras de son papa.
On a dessiné 3 points noirs sur son front et ses deux joues : contre le mauvais œil.

Les rues qui conduisent à la plage sont très touristiques et commerçantes

Une épicière
Et ses épices
La jeune fille ressemble à Frida Kahlo
Cette très vieille maison a une nouvelle vocation.
Pour se protéger de la chaleur et de la lumière.

On est au pays de la couleur, c’est vrai, mais là, on a froid dans le dos.

Personne aux alentours ne peut me dire quelle est la cause de cette couleur.
Le vert et magenta sont des couleurs complémentaires mais ici on a plutôt un violet de cobalt.
The main Beach (la plage principale) très propre.
Ce sont ces jeunes filles qui l’entretiennent.
Au fond la maison est rose…
Les barques de pêcheurs sont hissées en haut de plage avec des rondins de bois
L’incontournable vache sacrée.
En famille
Entre filles.
Comment ne pas penser à «À l’ombre des jeunes filles en fleurs »
Le bonheur d’être dans l’eau, même habillée…
Je me demande si elles se téléphonent avant de sortir pour choisir la couleur de leur sari.

Et sur le chemin du retour vers l’hôtel, les hauts cocotiers…

Goa

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The Old Quarter Hostel est l’auberge de jeunesse où nous avons réservé nos chambres et où nous sommes arrivées le 12 février en pleine nuit. Didou est à Bombay et nous rejoindra dans la soirée. Cet établissement occupe une vieille maison portugaise, dans le quartier historique de Fontainhas. Il se distingue par une ambiance calme et une décoration raffinée. Le rez-de-chaussée est un café avec une salle à l’étage où nous prenons le petit-déjeuner.

La façade est une peinture en trompe l’œil qui représente des carreaux de faïence, qui représentent des peintures…

A la réception, ces deux sœurs sont des modèles de gentillesse.
A l’étage, comme un primitif flamand…
Petit-déjeuner
La montée d’escaliers
Au rez-de-chaussée, un coin tranquille.

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

Promenade dans Panaji, chef- lieu du minuscule état de Goa. Je ne me sens pas en Inde, peut-être un peu au Brésil ?

Ici la domination portugaise dura 400 ans et s’acheva en 1961, après un siège de trois jours conduit par l’armée indienne. On retrouve à tout instant des traces de cet héritage portugais dans les demeures de l’époque coloniale, la présence des églises et nous dit-on, dans la langue et la cuisine.

Un cordonnier qui travaille dans la rue.

Une fête se prépare, les commerçants ambulants installent leurs stands.

Didou
Lumière du matin.

Certains auront dormi dans la rue, pour être sur place…

Nous ne verrons pas la fête car nous serons déjà partis.

Deux jours à Kochi et un voyage en train (complété).

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Après les Backwaters, nous avons pris le bus pour Kochi qui se trouve sur la côte, à une cinquantaine de kilomètres au nord d’Aleppey.

Un bus public où nous ne trouvons aucune place assise. Je reste à l’avant, debout, près du chauffeur pour surveiller nos valises. Un instant d’inattention de ma part, un brusque coup de frein et nous partons en vol plané, moi et les valises. Heureusement rien de cassé mais je me suis fait mal aux deux mains et j’ai un hématome au bras gauche. Comme par magie, le contrôleur nous trouve deux places assises. Les femmes autour de moi m’ont attrapée et de mains en mains me conduisent jusqu’au siège indiqué. Je fais ce que j’ai appris en cour de yoga, je calme le mental et la douleur en me concentrant sur ma respiration. A côté de moi une mère et son enfant me font des sourires.

Au bout d’une heure et demi environ, nous arrivons à destination. Un touc-touc nous amène au Bastian homestay où nous nous installons et nous partons aussitôt visiter la charmante Kochi.

Cochin ou Kochi en Malayalam, est aujourd’hui la capitale commerciale du Kerala , grâce à son port, le premier de l’État.

Port naturel protégé sur la côte tropicale de Malabar, Cochin prit son essor au début du XVème siècle avec le commerce du poivre, cultivé sur les versants des ghats. Les Portugais s’y implantèrent en 1498, suivis par les Hollandais puis par les Anglais.


Cette rue nous amène au port.

Les carrelets chinois sont une des attractions de Kochi. Importés par les marchands chinois au XIVème siècle, ils sont encore utilisés par les pêcheurs. Ces sortes d’ombrelles aux baleines de bois de teck à l’envers sont suspendues à des mâts hauts de 30 mètres.

Le produit de la pêche du jour est vendu immédiatement à la criée établie sur le quai.


Le port est un lieu très animé où les Indiens sont nombreux à venir en promenade.

Une tresse prodigieuse

Nos pas nous conduisent devant un ravissant jardin

Le lendemain, nous visitons la synagogue édifiée en 1568, détruite par les Portugais et reconstruite au XVIIème siècle par un riche marchand local. Pas de photo à l’intérieur.

L’entrée de la synagogue à gauche

Avant de quitter Kochi, nous faisons quelques achats chez Anokhi et Fabindia, et passons une super soirée dans un bar à tapas avec Nicole et Jean-François Gire qui partiront dans deux jours au Cambodge.

Le bar où nous avons fini par la boire cette bière !

Didou arrivant le 12 à Goa, nous quittons Kochi le 11 pour arriver quelques heures avant lui. Cette fois nous voyagerons en train.

Quand nous avons voulu réserver notre billet, il n’y avait plus de place dans l’express, il a fallu se rabattre sur une catégorie de train moins confortable. Une occasion pour voyager dans les mêmes conditions que la plupart des Indiens. Et tout s’est bien passé.

Ernakulam junction (une des deux gares de Kochi).

Nous avons pris une couchette car nous passerons une partie de la nuit dans le train.
Notre compartiment
Alice s’installe.
La chaleur est écrasante, les ventilateurs ne font que brasser de l’air chaud.
Les vendeurs de boissons et de plats préparés passent régulièrement dans le couloir.
Ceci est un biryani, riz épicé aux légumes (délicieux !)
On a tout le confort.
Le voisin d’Alice fait du « man spreading »
Et moi du « woman spreading » !

Les jeunes garçons qui nous entourent vont à Goa faire la fête. Vers le soir, ils sont quatre ou cinq à sortir de leur sac-à-dos un paquet emballé de papier journal de format assez semblable. Dans ce paquet, il y a une feuille de bananier qui enveloppe leur repas et qu’ils déplient devant eux pour déguster un biryani à l’oeuf, du riz parfumé aux épices agrémentés de morceaux d’omelette. Des petits pots circulent contenant des sauces et un chutney à la mangue verte et au piment. Nous sommes conviées à goûter ce festin. Je leur demande s’ils ont acheté leur repas, non me répondent-ils, c’est leur mère qui le leur a préparé.

Le repas terminé, ils jettent papier et feuille de bananier et comme ils ont mangé avec leurs doigts (d’une seule main), ils n’ont aucune vaisselle à faire.

Alice est en conversation avec l’un d’entre eux qui lui montre des photos sur son téléphone portable, des vidéos de fêtes traditionnelles qu’il a filmées. Au bout d’un moment, il lui montre une photo sur laquelle il doit avoir cinq ou six ans, il pose avec une très jeune femme et lui dit d’air angélique : it’s my mummy… il a vingt et un an !

A partir de vingt heures, les couchettes ont été dépliées et nous avons pu dormir quelques heures.

Nous arrivons à Goa a trois heures et demi, des centaines de voyageurs dorment à même le sol. Ils attendent leur correspondance.

Nous prenons un taxi pré-payé dont le guichet est sur le quai de la gare et une heure plus tard nous sommes dans notre lit, au Old Quarter Hôtel.

Allepey

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À Allepey, l’hôtel Malyalam est au bord des Backwaters.

Nous partageons la terrasse avec un jeune couple de Polonais.

Une fois installées, nous partons faire un tour.

Allepey est une petite ville défigurée par le tourisme où des milliers de house-boats stationnés le long des canaux, contribuent à polluer les Backwaters.

Les jacinthes d’eau ont envahi le cours d’eau qui traverse la ville.

Le quartier des pêcheurs
Indispensable triporteur

Dans le quartier musulman, nous trouvons un restaurant où nous prenons enfin un repas indien digne de ce nom.

En fin d’après-midi, Nicole et JF Gire sont arrivés de Kollam pour s’installer dans le même hôtel, nous avons dîné ensemble sur notre terrasse.

Le lendemain matin, à six heures, un bateau à six places nous embarque devant l’hôtel, avec deux Uruguayennes et un couple d’Anglais, pour aller voir les Backwaters au lever de soleil. Il fait encore nuit quand nous nous installons.


Avant le lever de soleil tout est gris.

Pour le moment on n’entend que les oiseaux qui font un véritable tintamarre.

Les berges sont occupées par une urbanisation assez dense et on assiste au réveil des habitants des Backwaters. Une femme pêche à la ligne, une autre lave des casseroles. Un pêcheur, sur une barque effilée, debout, bat la surface de l’eau avec un  long bambou. Des hommes se savonnent au bord de l’eau, se rasent, se brossent les dents. Des femmes lavent leurs cheveux.


De l’autre côté, on aperçoit la rizière.

Tout se transporte dans de longues barques.

Vers neuf heures, nous nous arrêtons à la terrasse d’un improbable bistrot qui semble appartenir au propriétaire du bateau qui y conduit.

En attendant que le petit-déjeuner kéralais soit servi, je fais quelques photos

Je ne savais pas que les chèvres avaient la pupille rectangulaire.
Une lessive énergique.
Un aigle apprivoisé
Le petit-déjeuner est servi

Elle s’appelle Meenakshi et elle a 74 ans.

L’aigle fait l’animation, c’est un aigle Brahmeeny, preuve à l’appui!

Et ainsi se termine notre promenade matinale.


De Kollam à Allepey en ferry

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Le taxi a mis trois quarts d’heures pour nous amener de Maïtri Mandir à Kollam où nous avons embarqué sur un ferry à destination d’ Allepey (Alappuzha) par les Backwaters.

Les Backwaters nous l’avons déjà vu, forment un vaste réseau de lagunes, lacs, rivières et canaux qui sinuent du littoral de la mer d’Oman vers l’intérieur des terres et constituent, nous dit le guide, l’un des principaux attraits du Kerala.

Bien avant l’apparition des routes, ces cours d’eau servaient de voies de circulation et pour beaucoup de villageois, la barque ou la pirogue sont encore les principaux moyens de transport.

La traversée en images …

Le ferry public qui nous conduira à Allepey.
Kollam s’éloigne déjà.
Ces deux français voyagent à vélo, ils viennent de Chennai par la côte !!!
Ici c’est le paradis des oiseaux mais mon appareil photo ne peut pas en rendre compte.
Une maison rose, on est bien en Inde.
Matraquage publicitaire, qui a besoin de ça?
Les méduses prolifèrent dans cette eau chaude.
Lunch break, le restaurant est un peu kitch mais on vient de manger un excellent poisson.
Alice sur tapis rouge

On croise de nombreux house-boats dans le style des Kettuvallam, barges servant au transport du riz.

Les fameux house-boats où les passagers passent une nuit à bord.
Comme une installation d’art contemporain, un carrelet chinois.
Carrelet chinois de plus près.
Un réseau de canaux, lagunes …
Peut-être une école…
L’envahissement des jacinthes d’eau menace l’écosystème local.

On s’arrête une demi-heure pour un tea break. Dans la ruelle, des hommes jouent aux cartes, mais à quel jeu? Mon Malayalam n’est pas suffisant pour que je le leur demande.

La navigation reprend

C’est l’heure du bain pour tout un élevage de canards.
Dernière image de la traversée…

Leaving Maïtri Mandir

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Le jour est arrivé où il nous a fallu quitter Maïtri Mandir, ce lieu que je ne connaissais pas dix-huit jours auparavant et qui est devenu en si peu de temps, tellement important pour moi.

Ce matin-là, les adieux ont été difficiles et ce qui m’a un peu consolée, c’est l’idée qu’on a les moyens de rester en lien du moins avec certains et puis qu’un jour peut-être, j’y retournerai, pourquoi pas en période de mousson, quand l’ashram est moins fréquenté…

Photo prise et envoyée par Davy

Voilà quelques unes des personnes de Maïtri Mandir qui nous ont accueillies et si bien traitées tout au long de notre séjour.

Ma chère Meeny, responsable de notre bien-être,
Elle m’a offert ces drôles de petits fruits la veille de mon départ
Sarva Atma bien sûr, l’âme de Maïtri Mandir
Les masseuses de l’unité ayurvédique
Un des médecins ayurvédiques qui dit si vous êtes Vata, Kapha ou Pita…
Sidja, rayonnante
Jay, l’indispensable
Le jardinier
Il m’a offert quelques brins de poivre qu’il était en train de cueillir

Et bien d’autres encore…